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Article : Intérêt général – RespectMag

Trois filles et un bulletin (de vote) | RespectMag

Dans « Intérêt général », Hafidgood et ses actrices entendent défendre le vote à tout prix. Un court-métrage utile et réussi sur l’exercice de la citoyenneté, à découvrir sur France 3 le 26 janvier !

 

source : http://www.respectmag.com/2012/01/18/tro 

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Article : Intérêt général sur France 3

Trois femmes sur France 3 pour nous donner envie de voter !


A trois mois de l’élection présidentielle, la question de l’abstention qui aura un impact certain sur le scrutin, est au cœur du débat.

C’est dans cette perspective que le réalisateur HafidGood réalise un court-métrage intitulé Intérêt général, qui met en exergue l’importance du droit de vote.

Dans une séquence de cinq minutes en noir et blanc, trois actrices, trois femmes, trois amies en plein déménagement découvrent une carte électorale. Cette découverte est l’occasion d’un débat sur l’utilité du droit de vote.
L’intrigue est courte, mais il est passionnant de voir qu’en quelques minutes, les actrices -Anissa Allali, Nina Melo et Dounia Coesens – guidées par le réalisateur réussissent avec brio à évoquer les enjeux du droit de vote. Citoyenneté, diversité, parité, égalité et fraternité, le mini-film condense grâce à cette symbolique de trois femmes, trois Mariannes les principes fondateurs de notre République.

Hafid Aboulahyane dit HafidGood, réalisateur de cette création originale se confie à Respect Magazine :
« Diffusez ce film dans cinq ans et, croyez moi, il sera toujours d’actualité. Les femmes ont eu le droit de vote en 1944. Affirme-t-il. J’ai cherché à savoir ce que voter pouvait représenter pour elles.  » Poursuit-il pour défendre ce projet citoyen.

On note avec intérêt que le personnage d’Aïssata( Nina Melo), femme noire, citoyenne française est celui qui défend avec ferveur un droit de vote acquis depuis seulement 1944 pour les femmes françaises. Aïssata rappelle ainsi ces femmes militantes présentées par Afrosomething dans notre article consacré aux femmes issues de la diversité engagées en politique. Une belle initiative du réalisateur Hafidgood qui place les citoyennes françaises au cœur du débat présidentiel et qui suscite l’intérêt des téléspectateurs pour la politique et le droit de vote avec finesse.
La diffusion de ce programme est prévue le jeudi 26 janvier à 00:15 dans l’émission Libre court sur France 3.
Intérêt général sera rediffusé sur la chaine jusqu’aux élections législatives.
Vous pouvez également visionner ce programme sur le site Internet d’HafidGood .

Écrit par Patricia Ahanda
Publié le 26/01/2012

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Article : Le journal du Dimanche

Hafidgood - Le journal du Dimanche - Les Temps Changent

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Article : Parisien – Les Temps Changent

Presse : Les Temps Changent

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AVANT-PREMIERE A PARIS « LA MARCHE DES CRABES »

UNE BOULEVERSANTE HISTOIRE D’AMOUR QUE VOUS DÉCOUVRIREZ EN OCTOBRE SUR FRANCE 2

Court-Métrage : La marche des crabes - hafidgood Aboulahyane

C’est le combat difficile de Sammy 30 ans, jeune émigré, déjà bien marqué par la vie.  Il a perdu l’usage de ses jambes mais se déplace avec aisance avec son fauteuil.  C’est aussi la rencontre de cette magnifique Sarah jolie jeune femme de son âge émigrée elle aussi. Cette rencontre se fera au cours d’une altercation de Sarah avec son ancien compagnon et que Sammy va défendre. Coup de Foudre ! Echange incroyable de regards, Sarah est sous le charme, fascinée par la gentillesse et le dynamisme de Sammy. Leurs rencontres sont de plus en plus rapprochées mais Sarah souffre, elle, de l’absence, l’abandon du père de son fils, âgé de 9 ans. Ils se condamnent à être heureux.
Que va-t-il se passer ? Que cherche Sammy ? Pourquoi ira-t-il jusqu’a envisager son suicide fantaisiste au bord de la mer en se laissant inonder par la marée montante ? Ont-ils droit encore au bonheur ?

Une histoire d’amour. faite de désespoir et de souffrance… Pourra-t-elle aller jusqu’au bout ?
Leurs rêves pourront-ils devenir réalité ?

C’est l’histoire du film « La marche des crabes » de et avec Hafid Aboulahyane, que vous pourrez découvrir en octobre sur France 2 et dont nous avons été conviées à la projection en avant-première, en présence de Madame Fadela Amara, Secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville, en témoignage de son soutien au jeune comédien et réalisateur de talent originaire des quartiers populaires.

En Janvier 2009, il la rencontre au Festival Cinéma et Immigration d’Agadir au Maroc.
Touchée par le thème du handicap abordé dans le film à travers cette histoire d’amour autour des difficultés de la vie, elle lui apporte son soutien.

C’est un film superbe et poignant et l’on ne peut qu’admirer avec quelle aisance Hafid Aboulayane joue son rôle ce qui n’était certainement pas évident.

Il y est extrêmement touchant et que d’émotions dans ses yeux rieurs, lors de cette rencontre !
Au trouble dans la voix, on voyait bien combien ce film lui tenait à cœur. Et il nous a incroyablement bouleversés.
Hafid Aboulayane n’est donc pas que comédien mais aussi réalisateur de ce film.
Son nom de scène est Hafidgood et il à joué dans différents courts métrages comme « Le plus beau métier du monde », des séries télés comme « Navarro » ou « Quai Numéro 1 », « Le poids du Silence » et il a co-écrit joué et produit « Les temps changent ».Il nous a précisé qu’il s’était inspiré d’une personne paralysée pour réaliser et jouer son rôle, cette personne était d’ailleurs présente dans la salle.

Après la projection, Madame Fadela l’a félicité pour son courage, son talent et sa détermination, et a aussi fait remarquer en souriant que tous les émigrés n’étaient pas tous des délinquants !

Deux mots aussi sur les deux belles comédiennes : Lilly Eido qui nous a charmés par son charisme, sa simplicité et l’interprétation de son personnage dans cette aventure tumultueuse. Une jeune actrice plein de talent et de grâce, qui plus est, passionnée de cinéma.. On a pu la voir dans « A Table » de C. Valance, « Avant Loulou » de F. Marchandeau, « Demain la veille » de Jean Lecat, ainsi que dans plusieurs pièces au Théâtre.

Et puis, voilà qu’on trouve Lââm au générique, qui nous a énormément impressionnés par son interprétation et qui prouve qu’elle ne sait pas que chanter !  Elle est touchante, bouleversante et nous avoue que le sujet du film l’a beaucoup influencée pour accepter ce rôle, elle qui est toujours prête à défendre les projets humanitaires .
Elle nous a également dit qu’elle s’était beaucoup amusée à « faire l’actrice ».

Evelyne Laurent

 

source :http://www.evasionmag.com/crabe.htm

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Media : LES TEMPS CHANGENT – BEURTV

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Media : LE FORUM – FRANCE 3

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Media : LE FORUM – ITV

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Article : Respect Mag

Respect Magazine : Article : http://www.hafidgood.tv/

Hafidgood : «développer un cinéma de couleur

13 Septembre, 2009 Par: Réjane Ereau Paris, juin 2009. Hafid Aboulahyane (dit Hafidgood) a le trac : son court-métrage « La marche des crabes » est projeté pour la première fois en public. Bonne nouvelle : les gens sont venus, même trop ! Une deuxième séance est organisée en urgence…

Hafid Good lors du tournage de la Marche des Crabes - http://www.hafidgood.tv« Ce film, je l’ai dans la tête depuis sept ans, raconte Hafid. J’ai écrit quinze versions du scénario ! J’y ai mis toute mon énergie. Au total, il représente trois ans de ma vie. » Pourtant, au départ, le garçon n’est pas réalisateur mais acteur. « J’ai commencé à la ligue d’impro de l’Essonne, avant de suivre une formation d’art dramatique puis de jouer dans des séries télé. »

2001, les Twin Towers s’effondrent, l’emploi des comédiens basanés aussi. « Comme je ne suis pas du genre à attendre que le téléphone sonne, j’ai créé ma boîte de prod. » Avec l’envie de développer un « cinéma de couleur », genre « comédie sociale urbaine », dans la lignée des «Cassavetes, Loach, Kechiche, Benchétrit »…

Pour La marche des crabes, tout commence par une discussion avec Kaem, rappeur paraplégique. « On a souvent un regard de pitié sur les handicapés, alors qu’ils peuvent être mobiles, autonomes. J’ai eu envie de travailler là-dessus. Kaem m’a beaucoup appris, il m’a permis de rendre le personnage crédible. » Au point d’être, selon son pote, prêt pour les concours de wheeling !

Pour autant, le film n’est pas sur le handicap. « C’est avant tout une histoire d’amour, entre Sami, incurable romantique en fauteuil roulant, et Sahra, mère célibataire désabusée. » Et s’il se passe en banlieue, si les comédiens ont des têtes de rebeus (dont une Lââm excellente en soeur protectrice et un Booder craquant), il évite les stéréotypes.

La suite ? « Depuis que France 2 a acheté le film, pas mal de festivals souhaitent le programmer. J’ai envie de le défendre, mais ce sera mon dernier court-métrage. Je travaille sur un long : un roadmovie au départ de la banlieue, avec des acteurs confirmés. Ce que j’aime dans ce métier, c’est qu’à chaque création, tu remets ton titre en jeu ! » En parallèle, Hafid continue la course au casting, prépare un spectacle de stand-up. Et lâcherait volontiers la production, « si je trouve quelqu’un qui comprenne mon univers ». À bon entendeur…

La marche des crabes : diffusion sur France 2 le 11 octobre, dans Histoires courtes

Source : http://www.respectmag.com/hafidgood-«développer-un-cinéma-de-couleur»

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Article : Africultures

Article : Africulture : hafidgood.tv

« J’essaie de développer une famille et de ne pas la perdre » entretiende Samir Ardjoum avec Hafid Aboulahyane

http://www.hafidgood.tv

HafidGood. C’est le blaze d’une société de production dont le gérant est un jeune réalisateur français qui du haut de ses 32 ans arbore fièrement un sourire mérité. Comédien, producteur et réalisateur de plusieurs courts-métrages, Hafid Aboulahyane revient avec un nouveau film intitulé La Marche des crabes. Dans cette histoire d’amour impossible entre un paraplégique et une mère célibataire, l’auteur distille beaucoup de générosité. S’il n’échappe pas à quelques excès dramaturgiques, il témoigne d’une pensée en mouvement qui ne peut être mise de côté. La mise en scène d’Aboulahyane regorge de fulgurances poétiques qui ont emmené le film dans de nombreux festivals : Amiens

– Prix du public
– Prix de la maison d’arrêt
– Bruxelles, Dubaï, Festi’valloire
– Prix du jeune public -, Agadir, Abidjan
– Prix de la meilleure bande son
– Festival panafricain de Cannes
– Maghreb des films, Béjaïa
– Festival international Lumières d’Afrique de Besançon.
Il nous fallait rencontrer cette figure dynamique.

 

Pourquoi ce titre intriguant, « La Marche des crabes » ?

Inconsciemment, cela représente la dérive de l’esprit humain. Quelque soit son origine, sa façon d’être, de voir la vie, l’être humain questionne ses doutes. Il peut alors marcher de travers, d’où ce titre qui renvoie à des gros points d’interrogations. Et à travers cette histoire d’amour, il était impératif pour moi de convoquer cette réflexion.

T’es-tu inspiré d’éléments personnels ?

Pas tant que ça. En dehors de deux ou trois choses, le film regorge surtout d’anecdotes liées à mon entourage, sans pour autant ne filmer que ça. Nous avons tous eu, un jour ou l’autre, le même souci qui est celui de l’affection.

Comment t’es venu l’idée du film ?

Suite à une rupture amoureuse. J’étais vraiment amoureux de cette fille, j’avais la vingtaine et c’est le genre d’amour qu’on n’oublie pas. D’ailleurs, je l’ai rencontrée à un mariage tout comme mon personnage de La Marche des crabes. C’est le seul instant qui ne soit pas romancé. J’ai revisité à travers cette salle de mariage tout un pan du cinéma qui me sensibilise. Quand je fais ce plan séquence au tout début du film, je pense à l’ouverture de Femme fatale de Brian de Palma. J’essaie de travailler le côté technique, d’intensifier le jeu d’acteur. Puis plus tard, j’utilise la caméra à l’épaule comme Cassavetes. Bref, pour revenir à mon histoire d’amour, nous avons malheureusement rompu. Cela m’a beaucoup marqué et progressivement, j’en ai utilisé la base pour réaliser mon film. Vers 2001/2002, j’ai écris un premier jet mais je le trouvais trop dramatique. L’écriture étant douloureuse, je trouvais que le pathos était trop présent. Un soir, dans une discothèque, j’ai croisé un paraplégique. Là, j’ai décidé d’affubler mon personnage de ce handicap.

N’avais-tu pas peur de tomber dans le pathos ?

Je ne pense pas. Il y avait des pistes de réflexion qui m’amenaient à cette conclusion : l’handicap est une métaphore. Que cela soit l’intolérance, le regard des autres, le comportement de certains. Le fait que mon personnage soit paraplégique bouscule les conventions.

As-tu réalisé ce film dans l’urgence ?

Pas du tout ! Ce film, je l’ai réalisé crescendo. Quand j’ai commencé en 2003 à faire des courts, je m’étais fixé un objectif précis : commencer mon premier long en 2010. Je n’ai pas fais de grandes études, je n’ai pas mon bac et Dieu sait qu’il faut l’obtenir pour aspirer à entrer dans une école de cinéma. Donc, muni de ce handicap, je suis allé au charbon et j’ai appris sur le tas. C’est pour cela que j’ai mis tous les moyens nécessaires dans La Marche des crabes pour réaliser un film dans les règles de l’art et enfin passer à autre chose : le long-métrage. La Marche des crabes a été refusé quatre fois par le CNC. Je suis assez satisfait du résultat final, j’entends par là au niveau de la démarche artistique. Je suis conscient de quelques soucis technique mais au final, je suis content.

La Marche des crabes est en quelque sorte un exercice de style ?

Tous les courts métrages, par définition, sont des exercices de style. Je pars du principe que je suis constamment dans l’apprentissage. C’est comme la boxe, tu remets ton titre en jeu en permanence. Quand tu écris ton premier film, il peut fonctionner…par contre, ton second peut essuyer un échec. Rien n’est acquis. Tu es tout le temps dans la stimulation. Tu repousses tes limites. Me concernant, il n’y a rien de pire que d’être dans le confort artistique.

Est-ce que le cinéma a toujours été une nécessité dans ta vie ?

Bizarrement, non ! Bon, parlons de l’école. Cette étape fut pour moi douloureuse…et puis je pense que le système éducatif ne m’était pas approprié. Et c’est en croisant l’art sous toutes ses formes, que j’ai vraiment pris conscience de mes capacités. Cela m’a sauvé la vie ! J’ai commencé la ligue d’improvisation puis ensuite les cours de théâtre. J’ai navigué entre rôles à la télé et petites apparitions au cinéma. Très vite, je me suis rendu compte que je devais réaliser des choses en toute autonomie. Si tu veux, je ne pouvais plus supporter qu’on me réduise à des rôles de « barbares », je veux dire, des gangsters, des terroristes…donc, je me suis lancé dans des objectifs plus personnels.

Réalisateur et comédien : porter deux casquettes n’a pas été difficile pour toi ?

Non. Un journaliste de France Inter m’avait choqué en me demandant si l’on pouvait me prendre au sérieux avec cette double casquette. D’autres l’ont fait avant moi, je ne vois pas pourquoi j’en serais interdit. Bien sûr, il y eut de nombreuses remises en question. Souvent, je perdais confiance en mon jeu, mais comme je te le disais, il faut se battre, prendre du recul et surtout être humble. Du coup, en tant que réalisateur, je sais exactement comment diriger les comédiens.

Tu t’identifies à certains films ?

J’aime beaucoup la thématique urbaine dans le cinéma ou bien ces comédies sociales telles que La Garçonnière (Billy Wilder, 1960) ou Affreux, sales et méchants (Ettore Scola, 1976). Sinon, en France, et toujours dans la thématique urbaine, La Haine de Mathieu Kassovitz (1995) m’a beaucoup sensibilisé. Mais le film qui m’a scotché, qui m’a donné envie de faire du cinéma, c’est La Bamba (Luis Valdez, 1987) sur un jeune rocker. Tu vois, je suis un cinéphage, je peux admirer et prendre des choses dans La Règle du jeu de Renoir comme dans un film tel que La Bamba.

Ce sont vraiment deux extrêmes !

Oui, mais ce sont des thématiques qui sont récurrentes. Je suis un spectateur qui peut être ému avec les films de Kéchiche comme ceux de Kassovitz ou Djamel Bensalah. Pour ce dernier, je sais pertinemment qu’il est assez critiqué, mais il assume pleinement son statut et ce qu’il veut faire. J’aime cette liberté.

Tu évoquais ton adolescence et surtout cette envie de jouer pour régler ses comptes…

Pas tout à fait. Sans rentrer dans les détails, j’ai vécu des moments où l’amour était quasi absent. Des situations où il m’était impossible de m’identifier à cette normalité. Et c’est à travers le théâtre que j’ai pu m’échapper et surtout apprendre et découvrir des choses aussi belles qu’intrigantes. Le jeu reste encore un exutoire que je n’ai pas suffisamment exploité. Je suis encore sur le banc des joueurs, tel un remplaçant et je n’ai pas encore réellement développé ce que pouvait m’apporter un jeu.

Ne te sens-tu pas en marge de la société…quelque chose de l’ordre de l’anachronisme ?

Ce n’est pas la première fois que l’on me pose cette question. Je suis un romantique et je l’assume pleinement. Mais être romantique ne signifie pas être un idiot. Je veux raconter des histoires contemporaines. Certes, je me suis crée une espèce de bulle mais je peux y façonner un imaginaire. Le cinéma m’aide à raconter de belles histoires. Tu vois, travailler avec un comédien, c’est le fréquenter assidûment. Discuter avec lui, vivre des mois avec lui afin qu’il s’identifie à mon univers. Je me sens proche en cela d’un Cassavetes. J’aime son cinéma, cette idée de famille. J’essaie d’avoir ma propre famille, des comédiens, des techniciens. Il y a un réalisateur et écrivain avec qui je suis m’entends très bien, Samuel Benchetrit. C’est le genre d’exemple qui m’aide à concrétiser des objectifs intimes. Il y aussi Rachid Djaïdani, un grand poète et un frère pour moi. Il a une vision intelligente de la société et surtout je le trouve très en avance sur son temps. Son phrasé est juste et je n’ai pas l’impression de perdre mon temps avec lui. Cette famille, j’essaie de la développer et de ne pas la perdre.

 

Source : http://www.africultures.com/php/index.php?nav=article&no=9847

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